Développement durable : évitons le phénomène de mode...
Le développement durable ne se réduit pas à un respect de l'environnement et à la valorisation des ressources naturelles, il passe aussi par un changement radical de nos habitudes quotidiennes. Ce point ne se fera pas du jour au lendemain et peut-être synonyme d'utopie pour certains.
Dans le cadre de Sup'Biotech, ce qui m'intéresse plus particulièrement est l'application des biotechnologies environnementales au développement durable : traitement microbiologique des déchets et des eaux usées, dépollution des sols par des plantes, biocarburants, bioplastiques...Procédés d'avenir mais avec un accès difficile et laborieux pour certains, auxquels je souhaite sensibiliser les étudiants.
L'édition 2008 de la Cité de la Réussite avait pour thème principal l'Engagement. L'un des débats était donc naturellement consacré audéveloppement durable. Les intervenants du débat représentaient presque toutes les collectivités : industrie, monde agricole, militant écologique et politique. Il manquait juste le monsieur « tout le monde ». De cet échange d'opinions, je retiens 2 points :
- En considérant l'augmentation croissante de la population mondiale et ses besoins essentiels à couvrir, il n'existe pas de solution miracle pour garantir le développement durable, les initiatives proposées et mises en œuvre entraîneront inévitablement des effets secondaires, l'important est alors d'être capable d'identifier et de quantifier ces effets pour déterminer de fermes conditions d'application de ces initiatives. J'ai apprécié cette touche d'objectivité même si je reconnais tout à fait la complexité de la situation.
- L'intervention d'une jeune femme du public pour souligner l'importance de positionner la responsabilité individuelle au même titre que les responsabilités collectives sur l'instauration du développement durable.
Le premier rang de la salle était occupé par des étudiants et pour ce débat, Sup'Biotech était représenté en grande majorité : merci à Thibaut, Julien, Cyrielle, Harannie, Aurélie et Erwan pour leur participation et leurs questions pertinentes. Merci aussi aux autres étudiants de Sup'Biotech qui ont assisté aux débats restants. Le débat sur le développement durable a entraîné un nombre impressionnant de questions, la salle était comble et j'ai désespérément tenté de me faire remarquer par le modérateur du débat pour poser une question sur les biocarburants de seconde génération, sans succès :( . Une dérive avec un échange houleux et stérile sur les OGM a failli avoir lieu, heureusement la programmation serrée des débats a permis de l'éviter.
Vanessa Proux